Affichage des articles dont le libellé est chiens. Afficher tous les articles

Partie III : Au-delà de la nécessité du binôme : la relation de compagnonnage

Image libre de droit issue de https://th.bing.com/th/id/OIP.JZS9Q23g16FaW7rI8YwIHQHaDQ?w=311&h=154&c=7&o=5&dpr=1.5&pid=1.7


Au-delà de la dépendance de chaque membre du binôme homme-chien envers l’autre, il convient de voir également cette relation sous l’angle du compagnonnage : le chien est un compagnon de vie, et non une simple nécessité pour le maître. C’est un être vivant et non pas un outil. Être propriétaire d’un chien guide, c’est être propriétaire d’un animal, duquel on s’inquiète, on se soucie, et dont on est responsable, et qui progressivement, a aussi de l’influence sur son ou sa maître·sse.

Partie I : La formation et la construction d’une relation durable du binôme chien-humain

Image libre de droit issue de https://www.collective-evolution.com/2016/02/17/study-finds-dogs-can-actually-read-human-emotions-show-empathy/



Les enjeux de la relation malvoyant·e - chien guide : Introduction

 

Image libre de droit issue de https://www.chiens-guides-grandsudouest.org/nous-soutenir/legs-et-donations/

« Aucune bête », écrit Robert Delort, « n’est aussi dépendante de l’action humaine que le chien, et c’est sans doute pourquoi aucune n’a de fonctions aussi nombreuses et diversifiées : broyeur domestique, lécheur de fonds de casseroles, garde vigilant des maisons et des troupeaux, pisteur émérite mettant son flair au service de son maître, qu’il soit ramasseur de truffes ou chasseur, douanier à la recherche de drogue, gendarme traquant les voleurs ou les prisonniers en cavale »[1]. 

Les enjeux de la relation malvoyant·e - chien guide : Conclusion

 

Image libre de droit issue de https://th.bing.com/th/id/R4b1ed0156cb036b7095b9f566617b4d9?rik=%2b47dLT9Ihwv40Q&pid=ImgRaw


Ainsi, nous nous sommes demandé comment est pensé le binôme humain et chien guide. Nous avons d’abord montré que le binôme est construit avec un chien et non pas un autre animal. Effectivement, comme expliqué plus haut, le chien n’est pas le meilleur ami de l’Homme pour rien. Celui-ci a su démontrer au fil des siècles qu’il était un animal polyvalent et possédant une grande sociabilité et beaucoup d’affection. Puis nous avons montré que les chiens sont par la suite soumis à une sélection très rude, rien n’est laissé de côté, tous éléments comme la taille, le caractère, la race du chien sont pris en compte, afin que celui-ci corresponde parfaitement à son maître. Il en va de même pour la formation des chiens qui est aussi essentielle et rude car c’est ce qui va lui permettre de remplir son rôle de chien guide. Nous avons, cependant montré que le chien n’est pas le seul à être soumis à un processus de sélection. En effet, l’être humain qui va accueillir le chien doit lui aussi montrer qu’il peut adopter un chien guide. Nous avons montré par la suite, que le chien n’est pas un simple outil pour le maître. En effet, celui-ci lui sert certes pour ses déplacements au quotidien, mais il n’est pas considéré comme un animal de travail mais véritablement comme un animal de compagnie. Au fur et à mesure du temps le binôme se renforce, chacun apporte quelque chose à l’autre, le chien apporte un sentiment de sécurité lors des sorties de son maître ainsi qu’un guidage et de l’amour, l’être humain subvient aux besoins du chiens et lui accorde aussi de l’affection et de l’amour. Ainsi ce binôme fonctionne sur une relation de double dépendance. Cette dépendance implique donc une séparation douloureuse pour les deux êtres vivants lorsque le chien doit s’en aller à la retraite, ce qui prouve d’ailleurs que leur relation est bien plus qu’une simple relation de maître et animal de travail. Puis, nous avons démontrés que cette relation est en réalité une relation de compagnonnage où chacun apporte quelque chose à l’autre. La personne n’a pas nécessairement besoin du chien, puisqu’elle se déplaçait avant lui, mais le chien lui apporte en effet, beaucoup de choses que la canne ne lui apportait pas. Enfin, nous avons montré que ce binôme est tellement soudé et bien pensé que à l’image d’un vieux couple, l’être humain et son chien se connaissent tellement bien, qu’ils anticipent les besoins de leur compagnon.

Partie II : Une relation interspécifique complexe reposant sur une double dépendance

Image libre de droit issue de https://thumbs.dreamstime.com/b/chien-de-guide-aidant-l-homme-aveugle-107821861.jpg


ANR COCHISE : Aide au chiens d’assistance

    Les chiens d'assistance ont besoin de minimum une heure de temps libre par jour. Ce temps de détente est essentiel au chien, car durant ces temps, il va pouvoir retrouver ses instincts naturels contre lesquels on lui demande de lutter pendant le travail. Néanmoins, nous observons que certains maîtres ne leur accordent pas ces temps, car ils ont constamment peur de perdre leur chien. Ainsi, plusieurs laboratoires se sont réunis pour tenter d'apporter une solution à ce problème avec un projet : ANR Cochise.

Le suivi médical du chien guide d’aveugle : association des vétérinaires et des maîtres pour le bien-être de l’animal.


Photo de Nawak, chien guide de l’association Centres Paul Corteville – photo sur chien-guide.org

Le suivi médical du chien guide d’aveugle :

association des vétérinaires et des maîtres pour le bien-être de l’animal.

  
  Dans l’imaginaire collectif, l’image du déficient visuel s’accompagne bien souvent de celle du chien guide. Pour ceux qui en possèdent effectivement, il n’est alors plus seulement un compagnon mais un élément essentiel pour les aider à accéder à une vie quotidienne « normale », d’où la nécessité de s’assurer de la bonne santé de l’animal. C’est à partir de cette constatation que Martin Vellard propose dans sa thèse différents outils pour aider à cet accompagnement médical, et l’article suivant en propose un compte-rendu alternatif.

L'évolution du chien, de son apparition à nos jours, selon Dominique Guillo


 

Dominique Guillo est un sociologue, anthropologue, historien des sciences et chercheur au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). Dans l’ensemble de ses œuvres, il aborde ses thèmes avec une démarche transdisciplinaire en croisant des point de vues de différentes disciplines pour explorer tous les aspects de ses sujets sous plusieurs angles de vues afin d’enrichir ses travaux. En 2011, il publie le livre Des Chiens et des humains. Tout au long de l'ouvrage, Dominique Guillo retrace l’évolution du chien, en allant de son apparition, au statut qu’il détient dans nos sociétés modernes avec en parallèle le rôle de l’humain dans son évolution ainsi que la relation chiens-humain. Dans ce livre, il croise plusieurs disciplines, comme la biologie, l’histoire et les sciences sociales. Chacune de ces disciplines apporte un point de vue différent et pertinent, elles sont alors complémentaires.