Une évolution de la législation européenne est contemporaine à celle du
statut « solitaire » des poulpes : on peut alors imaginer que les
récentes recherches ont nourri le contrôle de l'expérimentation, désormais bien
plus strictement encadré. Cela reflète une prise de conscience à l'échelle
sociétale de la sensibilité animale, parmi les grandes causes du XXIe siècle.
Conclusion & Bibliographie
Partie I : Le poulpe, une biologie favorable à des relations sociales
Suite à l’évolution des espèces animales, le poulpe a développé un système nerveux complexe et des capacités cognitives poussées qui le rendent capable - si tant est qu’il le souhaite - d’être plus ou moins sociable.
Partie II : Le poulpe, capable d’interactions complexes : un animal plus sociable qu’il n’y paraît
Si, a priori, le poulpe peut sembler
être un animal solitaire, il est en réalité tout à fait capable d’entretenir
des relations, par ailleurs plus complexes qu’il n’y parait, aussi bien avec
ses pairs qu’avec les autres représentants de la faune sous-marine.
Introduction : Comment penser une sociabilité chez le poulpe ?
Trois ans déjà que Ramsey est enfermé entre quatre
murs en Nouvelle-Zélande. Malgré la vigilance des geôliers, il compte bien
réussir à s’évader. Son plan : arroser la lampe de sa cellule pour la faire
disjoncter et profiter de l’incompréhension du gardien pour se glisser dans la
petite bouche d’aération qu’il a repérée au plafond. À Ramsey la liberté[1] ! Son évasion spectaculaire,
Ramsey la doit à une capacité d’analyse époustouflante et à des aptitudes
physiologiques remarquables dont sont dotées les individus de son espèce : son
système nerveux est constitué de telle sorte qu’il confère à chacun de ses huit
bras une certaine autonomie fonctionnelle et une aptitude sensorielle poussée.
Partie III : Octopolis et Octlantis, des ingénieurs en écosystème au service d’une sociabilité ?
Une
définition écologique : une espèce dite « ingénieur d’écosystème »,
par sa seule présence et activité, modifie significativement son environnement,
avec souvent un impact positif sur les espèces environnantes, notamment en
matière d’accès à la nourriture. Jones le définissait
ainsi en 1994 : organisme qui « module directement ou indirectement la
biodisponibilité de ressources pour d’autres espèces en provoquant des
changements d’état physique des matériaux biotiques ou abiotiques »[1]. On s’interrogera ici
sur la manière dont cette appréhension de l’environnement s’agence avec des
comportements pouvant relever du « sociable ».
Ce
qualificatif est utilisé à deux reprises par le chercheur et professeur en
biologie marine David Scheel à l’occasion des découvertes de deux espaces à
forte densité de poulpe : d’abord, en 2009, avec le cas d’Octopolis repéré par
Matthew Lawrence, qui donnera suite à un premier article[2]; puis la trouvaille de
ce qui sera baptisé Octlantis en 2016, sur laquelle le chercheur s’appuiera
dans son article sur l’ingénierie d’écosystème[3]. Après évocation
approfondie de ces deux cas, à l’origine même de la récente remise en question
du caractère solitaire du poulpe, nous développerons à propos du rapport d’Octopus Tetricus à
son environnement et de la façon dont il l’appréhende et s’y intègre ; enfin,
nous reviendrons sur ce qui fait de ce céphalopode une espèce ingénieure
d’écosystème, en mettant en perspective ce terme.
Démystification du poulpe
Repoussant, terrifiant, monstrueux et solitaire aux grands yeux scrutateurs tels sont les termes que l’imaginaire collectif associe à cette bête sous-marine : le poulpe. Dans cette revue scientifique, nous vous emmenons à la découverte de cette espèce à travers différentes œuvres littéraires et cinématographiques afin de la démystifier. Au fil des pages, vous apprendrez à vous familiariser avec ce céphalopode et serez subjugués par ses capacités physiques et intellectuelles.





